Corrélations intermarchés et forex
Aucune paire ne vit en vase clos : le dollar, les taux, les matières premières et les actions forment un système. Les corrélations intermarchés donnent le contexte — à condition de connaître leurs limites.
Les liens classiques
- DXY : l’indice dollar est le miroir inversé d’EUR/USD (~58 % de l’indice). Un biais DXY = un biais mécanique sur les majors.
- Différentiels de taux : USD/JPY suit étroitement l’écart de taux US-Japon (10 ans) — c’est la corrélation la plus robuste du G10.
- Pétrole → CAD : le Canada exporte du brut ; un pétrole fort soutient le CAD (USD/CAD baisse), avec une intensité variable selon les cycles.
- Or → AUD, CHF : l’Australie exporte de l’or ; le métal sert aussi de baromètre de défiance vis-à-vis du dollar.
Les pièges
- Instabilité : une corrélation se mesure sur une fenêtre (1M, 3M, 1Y) et peut s’inverser d’un régime à l’autre. Toujours vérifier la fenêtre récente.
- Corrélation ≠ causalité : actions et AUD/JPY montent ensemble en risk-on — aucun des deux ne « cause » l’autre, ils répondent au même régime.
- Double comptage : trader EUR/USD ET GBP/USD ET DXY, c’est trois fois la même position dollar. Les corrélations servent d’abord à mesurer l’exposition réelle du portefeuille.
Dans FX Terminal
La page Corrélations calcule les matrices par fenêtre glissante (1M/3M/1Y) entre paires et actifs ; Cross-asset met le forex en regard des taux, spreads et indices ; et la page Taux suit les différentiels qui pilotent les paires.